Nos réalisations Compte-rendu de la sixième mission San Marcos de Colón, 11 juillet – 04 septembre 2008 Cette mission est la sixième en 10 ans d’existence de l’association. Son but est toujours humanitaire, mais dans le cadre de réalisations structurelles de développement à long terme. Cette forme d’aide consiste dans la construction de structures durables : habitat, installation de distribution d’eau, système d’assainissement. Au cours de la mission 2007,  nous avons finalisé le projet de construction d’un collecteur d’eaux usées, long de 820 mètres, en collaboration technique et financière avec la mairie de San Marcos de Colón. Ce collecteur doit permettre de relier les maisons d’Ana Francia au réseau communal existant de San Marcos et en même temps bénéficier à toutes les familles dont les maisons sont situées sur le tracé du collecteur. Ce projet s’inscrit dans le cadre des mesures destinées à lutter contre la prolifération des moustiques qui causent paludisme et dengue. L’estimation du coût global du projet est de 20801 euro. La mairie de San Marcos de Colón fournit : - Le plan topographique, - douze ouvriers terrassiers pour nettoyer les tranchées, - Un dynamiteur assisté de 2 manœuvres, - Un ouvrier préposé à la perforation de la roche, - Un groupe électrogène de 3 KW et un perforateur électrique de 1,2 KW, - Le matériel de dynamitage, Cela est équivalant à 87500 lempiras, soit 3500 euro (dépense effectuée au cours de cette mission). Notre association fournit : - Trois ouvriers maçons et cinq manœuvres pour la construction des ouvrages techniques, - Tous les matériaux de construction (tubes PVC, ciment, sable, remblai, briques, fers à béton, gasoil, location compresseur et perforateur à air comprimé), La contribution financière de l’association est équivalente à 246 325 lempiras soit 9853 euros (dépense effectuée au cours de cette mission). Les travaux d’ouverture du tracé ont commencé le 23 juin avec le personnel de la mairie. Nous, Simone et Jean, partons de l’aéroport de Marseille Provence le jeudi 10 juillet à 15 heures pour Londres où nous arrivons à 17 heures. Le départ pour San Pedro Sula (nord du Honduras) via Miami étant le lendemain vendredi à 9 heures, nous sommes obligés de passer  une nuit à Londres. Nous arrivons à San Pedro Sula le vendredi à 17 heures (heure locale). Ici aussi nous sommes obligés de passer une nuit et le lendemain nous prenons le bus à 7 heures pour nous rendre à Tegucigalpa, la capitale distante de 200 kilomètres, où nous arrivons à 11 heures pour prendre un autre bus qui nous emmène à San Marcos de Colón distant aussi de 200 kilomètres, où nous arrivons à 20 heures. Le professeur Ramon Antonio LOPEZ, l’instituteur qui nous aide dans toutes nos démarches administratives, et Doña Gladys nous attendaient avec impatience à cause de notre arrivée retardée par l’éclatement d’un pneu du bus. L’accueil toujours très chaleureux et amical fut un réconfort après un si long et fatiguant voyage. Après un repas frugal nous nous rendons à "l’hostelito Mi Esperanza" où nous logeons lors de chacun de nos séjours à San Marcos. Dimanche 13 juillet, à 10 heures, nous nous rendons à Ana Francia pour saluer les familles logées par l’association, toujours très heureuses de revoir Simone et Jean, les deux français, amis et bienfaiteurs. Doña Ana Patricia Castro, que nous avions formée l’an dernier pour la surveillance de la centrale photovoltaïque et la distribution d’eau aux familles, jeune maman d’une fillette de 3 ans attend un autre enfant pour le mois de septembre mais continue toujours d’assumer ses fonctions. Nous faisons une évaluation des travaux effectués par le personnel de la mairie et nous constatons que sur les 820 mètres de tranchée à ouvrir, seulement 15 % ont été réalisé, notamment les points exempts de roche. Environ 650 mètres du tracé sont constitués de bancs rocheux, épais de 1,50 mètres en moyenne, qu’il faut perforer tous les 50 centimètres et appliquer la dynamite. Quelques points ont été déjà dynamités. Lundi 14 juillet, fête nationale en France, nous sommes obligés d’être sur le chantier à 6 h 30 afin de piloter les travaux et le personnel employé par la mairie. L’encadrement de ce personnel disséminé sur la longueur du chantier n’est pas chose aisée. Nous sommes intrigués par la personne préposée à faire des trous de 60 cm. de profondeur dans la roche…. Celle-ci travaille avec un marteau et un burin!!! Temps pour faire un trou : 3 H 30, c'est- à-dire 3 trous par jour. Nous décidons rapidement de rechercher un perforateur pour percer la roche plus rapidement et trouvons une personne qui vend un perforateur et un groupe électrogène. Mardi 15 juillet au matin nous rencontrons Monsieur Antonio MENDOZA, Maire de San Marcos de Colón, pour faire le point de la situation. Monsieur le Maire se propose d’acheter le perforateur et le groupe électrogène car ce matériel pourra ensuite servir pour d’autres travaux municipaux. Il met à notre disposition un employé municipal pour manipuler ce perforateur.  Du mercredi 16 au samedi 19 juillet, l’utilisation du perforateur et de la dynamite nous permet de creuser le tracé à raison de 8 mètres par jour. Le lundi matin nous embauchons 2 maçons et deux manœuvres pour la construction des ouvrages techniques et la pose des tuyaux. Le salaire, conforme à la règlementation du Honduras, est de 200 lempiras (8 euro) par jour et par maçon, 110 lempiras (4 ,40 euro) par jour et par manœuvre. Samedi 26 juillet, Monsieur le Maire nous informe qu’à partir du lundi 28 il maintien à notre disposition le personnel suivant : - Le préposé à la perforation des roches, - Le préposé aux tirs de dynamite et ses deux manœuvres, - Six terrassiers au lieu de douze pour le nettoyage et le creusement du tracé Tout ce personnel est rémunéré par la Mairie avec des fiches de pointage établies et validées par Simone DREPIERRE, Présidente de l’association. Jean LOMASCOLO, conduisant les travaux, est chargé par le Monsieur le Maire  de contrôler et gérer le matériel de dynamitage (dynamite, mèches, chandelles, allumeurs, ruban isolant). Lundi 28 juillet nous passons commande de l’ensemble du matériel nécessaire à la construction du réseau d’eaux usées (Tubes PVC de 100 et 150 mm., colle PVC, ciment, sable, terre de compactage, fers à béton, briques, supports métalliques) et passons un accord avec le fournisseur afin qu’il nous livre le matériel au fur et à mesure de nos besoins. Dans la semaine du lundi 28 juillet au 02 août, le creusement du tracé avance à peu près de 8 mètres par jour en moyenne. On construit 2 puits d’inspection et 2 caisses de connexion intermédiaires entre les puits. Nous embauchons un autre maçon et trois manœuvres. La semaine du lundi 04 au samedi 09 août, nous poursuivons le creusement du tracé, la perforation et le dynamitage des portions rocheuses, la construction des puits d’inspection et des caisses de connexion, la préparation des sous-jacents avec du sable compacté et un dénivellement de 0,3 %, pour la pose et la couverture de 60 mètres de collecteur principal. En même temps nous avons fabriqué les couvercles pour les caisses, la mairie nous fournissant les couvercles des puits. La semaine du lundi 11 au samedi 16 août, d’une part, nous continuons le creusement du tracé avec perforation et dynamitage des portions rocheuses et d’autre part nous effectuons la pose et la couverture de 264 mètres de collecteur principal. A ce jour nous avons achevé la construction de 324 mètres de collecteur principal de 150 mm. de diamètre et 108 mètres de collecteur secondaire de 100 mm. de diamètre. Afin d’accélérer les travaux, nous décidons de louer un compresseur et un perforateur à air comprimé avec l’aide de Tato, un ami de Don Moncho, nous allons chercher ce matériel à Choluteca pour le compresseur, et à la mine de El Corpus pour le perforateur à air comprimé (muleta). Nous embauchons une personne habilitée à utiliser ce matériel et un manœuvre pour l’aider. Avec ces machines, la semaine du lundi 18 au samedi 24 août, nous perforons 255 trous en 3 jours alors qu’auparavant nous perforions 10 à 12 trous par jour. L’ensemble des portions rocheuses est donc perforé et prêt à être dynamité. Nous réalisons la construction d’une structure en béton armé, attenante au pont dit de la Candelaria, composée de 3  piliers reliés en eux par un linteau armé au sein duquel on a disposé préalablement le collecteur principal en PVC. Nous réalisons aussi la construction d’une caisse de réception et un puits d’inspection. A partir du 15 août, les pluies abondantes ralentissent considérablement l’avancement des travaux et gênent le dynamitage. Une solution est trouvée par le préposé à la perforation que nous avions embauché en début de semaine et qui connait aussi la technique du dynamitage…. L’utilisation des préservatifs contenant la dynamite pour éviter que celle-ci ne se mouille !!! Ce moyen nous permet de continuer à dynamiter la roche. Au terme de cette dernière semaine, nous avons achevé la construction de 430 mètres de collecteur principal et 108 mètres de collecteur secondaire, 4 puits d’inspection, 10 caisses principales de connexion et 4 caisses secondaires de connexion. Dimanche 31 août, Monsieur le Maire, nous reçoit longuement à son domicile et nous convenons d’un accord prévoyant notre retour en 2009 afin de terminer les 390 mètres de collecteur restant à construire. Lundi 1er septembre, Simone se rend à Choluteca pour retourner le compresseur, puis à la mine d’El Corpus pour rendre le perforateur minier (la muleta). En fin de journée nous apprenons la naissance de la petite sœur d’Anita, c’est le troisième enfant né à Ana Francia depuis 2003. Nous aurons tout juste le temps de faire une courte visite à la maman Ana Patricia qui se porte bien. Nous effectuons la mise en sécurité du chantier en faisant reboucher les parties du tracé restées ouvertes. Mardi 2 Septembre, nous quittons San Marcos de Colón à 12 H 30 avec le bus qui nous emmène à Tegucigalpa. Là nous passons un jour avec Lucie, la veuve de Pierre, technicien français, Marie Chantal et Dominique, leurs enfants. Jeudi 4 septembre nous prenons l’avion en direction de Guatemala  où nous profitons de 5 heures d’escale pour visiter Antigua, l’ancienne capitale du Guatemala, détruite 3 fois (tremblement de terre, éruption de volcan et inondations) et chaque fois reconstruite. Puis nous filons vers Panama, Madrid et Marseille Provence où nous arrivons vendredi 5 septembre à 23 heures. Fait à Aix en Provence le 10 septembre 2008 Simone et Jean Contact Nos projets Nos actions Présentation Page d'accueil | Plan du site | Présentation | Nos actions | Nos projets | Contact  Ana Francia 2008 Accueil